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18.07.2011

Nous sommes tout un groupe, ce n’est pas une secte, c’est pire que ça...

Nous sommes tout un groupe, ce n’est pas une secte, c’est pire que ça : c’est un diplôme. Plus précisément unbts en art. L’art c’est subjectif, l’art c’est beau, l’art c’est n’importe quoi, l’art c’est éternel, l’art c’est de la poésie, l’art c’est un voyage plus ou moins sympa. L’art ne sert à rien. C’est ce que je me souviens de mon cours de philosophie de terminale. L’art c’est de la magie. Mais ce n’est pas de cela dont il est question. Passer son bts c’est… mettre deux ans de sa vie entre parenthèse pour être tranquille le reste de l’éternité. C’est pouvoir se lever un matin en ayant dans sa poche un bac+2 flambant neuf. C’est un bout de papier qui dictera ton poste et ton salaire. Mais voilà si c’était aussi simple, ce ne serait pas drôle. Je viens de passer deux ans à tout remettre à plus tard, sauf mes études. J’ai perdu mes amies, j’ai abandonné mes passions, j’ai changé de mode de vie. Chaque seconde, chaque minute, chaque heure était consacrée aux études. La nuit, je rêvais que je créais. Je mangeai, je travaillais. Je regardai la télévision, je créais. Je prenais ma douche, j’élaborais des plans. J’ai pleuré, j’ai hurlé, j’ai souri, j’ai été déçu, j’ai été en colère, j’ai été heureuse, j’ai saigné, j’ai arrêté de respirer, j’ai été aimé, j’ai couru, j’ai été trahi, je me suis arrêté, j’ai gagné, j’ai réfléchi, j’ai foncé, je me suis pris des murs, j’ai gravi des montagnes, je me suis étouffé, je me suis couché, je me suis levé, j’ai perdu, j’ai été malade, j’ai découvert des choses, j’ai appris, j’ai été quelqu’un, j’ai été la meilleure et je me suis fait plantée à l’arrivée. Ce n’est pas de l’injustice, juste de la rigolade. Le pouvoir appartient aux écoles publiques. Les écoles privées ne sont que de la merde. Alors… pourquoi en faire ? Le pouvoir c’est décider de décourager la future génération, de mettre des notes non justifiées pour se sentir puissant, de valoriser les élèves du seul établissement public. Et après on va me demander de travailler pour payer la retraite de ceux qui s’amusent à nous fusiller de loin ? Je me souviens d’autre chose de mes cours de philosophie : « la liberté n’existe pas. » et bien aujourd’hui je vous dis que l’égalité et la fraternité non plus.

14:58 Écrit par L'observatrice dans Cold water | Commentaires (0)

09.05.2010

Les amis ça va ça vient comme les vagues...

Les amis ça va ça vient comme les vagues qui s'échouent sur la plage. On en gagne, on en perd, c'est le flot de la vie qui fait que l'on ne se retrouve pas le jour de son mariage avec un centaine d'amis à inviter en plus de la famille parce qu'ils ont tous étés important pour nous une fois. Oui c'est comme ça. On se perd de vue pour mieux se retrouver. Discuter autours d'une tasse de café et repartir chacun de son côté. Retourner à notre vie habituelle et s'oublier de nouveau. Mais si un matin on se réveille en disant que l'on a loupé la sortie. La bretelle qu'on avait commencé à emprunter pour finalement faire demi-tour et créer un grave accident. Si on avait mal regardé dans le rétroviseur en faisant sa manoeuvre. Si finalement on avait pas laissé quelque chose sur une aire d'autoroute. Quelque chose qui ce matin là n'est que l'évidence. On le cherche dans tous son appartement, dans toutes ses affaires. Mais non, on ne le retrouve pas. Est-ce que si on retourne sur cette aire, la chose perdue y sera encore? A elles de me le dire.

21:00 Écrit par L'observatrice dans Cold water | Commentaires (0)

29.04.2010

J'ai envie de manger de la barbe à papa...

J'ai envie de manger de la barbe à papa rose et de m'en mettre pleins les cheveux. Penser uniquement à ne pas tomber dans la rue et chercher l'activité que j'ai envie de faire après celle que je fais. M'amuser, rire et regarder le ciel pendant des heures allongée dans l'herbe. Me croire dans Gulliver avec toutes les fourmis qui tournent autours de moi. Faire ce que j'ai envie quand j'en ai envie et pas quand c'est imposé. Ecrire, lire ou déssiner peut m'importe mais créer. Sourire chaques secondes pour ne pas crier. Eclabousser les autres quand il fait chaud. Regarder les fleurs s'épanouir et pleurer lorsqu'elles se fanent. Et surtout, ne rien penser. Ne plus penser comme aujourd'hui, pour savoir si oui ou non j'ai mon Bts blanc, si j'aurai un stage d'ici quelques jours sachant que je dois l'avoir dans à peine une semaine. Ne pas me dire que je suis en train de jouer ma vie et mon avenir. Arrêter de desesperer parce que cette voie n'est pas celle qui me convient malgré qu'elle m'amuse. De  ne pas regarder mes rêves s'envoler parce que je n'ai pas réussi à les réaliser. Voir que tout s'enchaîne et que je ne contrôle rien. Continuer avec des idiotes à franges et les haïr. Regarder dehors et me dire que je suis enfermée. C'est comme ça. C'est pas autrement. C'est ça le monde des adultes.

16:38 Écrit par L'observatrice dans Cold water | Commentaires (0)